Origanid | Severina Lartigue, créatrice de fleur de soie
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Severina Lartigue, créatrice de fleur de soie

Severina Lartigue, créatrice de fleur de soie

La semaine passée, nous vous présentions le métier plisseur, aujourd’hui nous aimerions  vous faire découvrir celui parurier floral. Un métier tout aussi rare puisque  malgré l’effervescence dans la fin du XVIIIe , début du XXe siècle, il ne reste aujourd’hui que trois grandes maisons employant entre dix et trente fleuristes : Légeron, Lemarié et Guillet. Parallèlement, un nombre très réduit de professionnels exercent dans des ateliers constitués d’une ou de deux personnes. Parmi eux, Séverina Lartigue,  nommée talent  du luxe et de la création catégorie Rareté 2017 par le centre du luxe et de la création, perpétue un savoir-faire d’excellence,

En effet,  au cœur de la Normandie, dans un lieu poétique et propice à la création, Séverina Lartigue réalise entièrement à la main les nombreuses étapes nécessaires à la fabrication d’une fleur de soie. Avec patience, elle apprête, découpe et teinte ses étoffes dans le respect des techniques traditionnelles. Un à un, les pétales prennent forme et s’assemblent harmonieusement sous ses doigts expérimentés pour devenir des fleurs d’exception. La délicatesse et le raffinement font de chaque création une œuvre unique et séduisante

La création d’une fleur se passe en plusieurs étapes :presse à col de cygne.

 

L’outillage

Les outils de l’atelier sont de véritables trésors par leur beauté et leur rareté. Ils ont tous une histoire à raconter, comme cette mailloche qui a servi à découper des fleurs d’oranger pour les couronnes de mariées durant 50 ans.

 

La découpe

Les soieries, percales ou batistes sont apprêtés puis soigneusement pliés en cahiers de différentes épaisseurs. La découpe peut être faite à l’aide d’une mailloche ou d’une presse à col de cygne.

 

La teinture

Les étoffes découpées sont blanches, crèmes ou champagnes. Leur teinte est déterminée par la fleur qu’elles vont devenir. Chaque découpe est peinte comme une aquarelle. Les couleurs se fondent les unes aux autres en de délicates nuances.

 

Le feuillage

Le gaufrage d’une feuille a quelque chose de magique. Le tissu plat, coloré et tigé ressort du gaufroir tout en relief et marqué de fines nervures spécifiques à chaque feuille, que ce soit celle de rosier, de jasmin ou de camélia.

 

 

 Les pistils

Le cœur de la fleur est composé de pistils en fil de coton dont les extrémités se terminent par de petites boules aux couleurs variées. Seul le Moulin de la Fleuristerie Artamin’ continue leur fabrication en France

Les matières premières

Il faut mille petites choses pour faire une fleur. Les fils de soie, les laitons, les bourgeons de cire, les perles de Venise, les nacres et les dentelles sont précieusement rangées dans les meubles de métiers.

Le façonnage

Toutes les fleurs sont façonnées à la main à l’aide de petits outils aux embouts multiples. Les boules permettent de creuser et assoir les pétales alors que la pince va ourler leurs bords. La précision du geste donne à la fleur sa légèreté.

Les pétales

Chaque pétale est unique par sa forme, ourlée, plissée, picotée ou coquée, mais également par sa taille, allant du plus petit pour le cœur au plus grand, et par ses couleurs variées. Il faut parfois 100 pétales pour faire une rose

L’inspiration

L’idée de départ se concrétise. Les étoffes de tissu blanc qui ont été apprêtées, découpées, teintées, formées et montées sont devenues les fleurs imaginées et dessinées par Séverina Lartigue.

Les finitions

Les tiges des fleurs et du feuillage sont habillées de fil de soie très fin appelé cheveu d’ange. Bien ordonnées sur le plan de travail, les roses, les feuillages et les fleurettes vont devenir couronnes, broches ou boucles d’oreilles.

Si vous souhaitez en savoir plus sur son travail  Je vous invite à  visiter son site internet  http://www.severinalartigue.fr/

Crédits photos : Olivier Houdart

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